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Le Malade imaginaire

Note

Cette pièce pose un problème d’édition, comme nous l’expliquons plus bas. Nous avons établi ce texte d’après celui de l’édition, parue après la mort de Molière, dans l’importante édition de 1682, due à La Grange et Vivot, conservée à la Bibliothèque Nationale de France. Pour le texte même et de manière exceptionnelle, nous nous sommes également référé à l’édition de 1674 et à celle de 1734, dans les cas de faute manifeste, et dans les cas où les didascalies pouvaient éclairer un jeu de scène particulier.

Notre règle d’or a été la fidélité rigoureuse au texte original ; nous n’avons corrigé des fautes évidentes que dans quelques cas extrêmement rares, et que nous mentionnons en note. Nous avons scrupuleusement conservé la ponctuation originale, même lorsque l’usage ancien peut surprendre le lecteur moderne ; d’une part, parce qu’elle est porteuse d’effets de théâtre qu’il faut respecter, d’autre part, parce qu’elle possède sa cohérence propre à laquelle il est aisé de s’accoutumer. Quand cette ponctuation était manifestement fautive, nous l’avons également corrigée.

Comme c’est aujourd’hui l’usage dans l’édition des textes du XVIIe siècle, nous avons modernisé l’orthographe, sauf dans les cas où la rime nous obligeait à conserver une graphie ancienne (par exemple : je voi/ma foi ; treuve/émeuve).

Nous avons regroupé dans les notes des informations de nature diverse. Nous expliquons le sens du texte dans les cas où cela nous a paru nécessaire : archaïsmes, changements de sens d’un mot, emplois propres au XVIIe siècle ; nous l’avons fait aussi — exceptionnellement — pour des passages de sens embarrassé, notamment pour les premières œuvres ou pour les pièces ultérieures de ton plus relevé, dont le style nous est moins familier aujourd’hui. En revanche, nous nous sommes interdit tout commentaire sur la qualité de tel ou tel passage ; de même, nous avons renoncé à mentionner les sources dont Molière a pu s’inspirer, celles-ci étant évoquées dans la notice de la pièce.

LE TEXTE

Il y a un problème d’édition à propos de cette pièce, car la troupe ne tient pas à l’imprimer, sous peine de la faire tomber dans le domaine public, de sorte que plusieurs éditions fautives paraissent avec la mention : Amsterdam, Cologne et Paris. L’édition originale du Malade imaginaire paraît le 2 mai 1674, bien que le volume porte la mention 1675. Le privilège est du 18 mars 1671, enregistré le 20 avril 1673.
Le texte authentique est celui de l’édition de 1682, dans laquelle La Grange et Vivot annoncent une version « corrigée sur l’original de l’auteur, de toutes les fausses additions et suppositions de scènes entières faites dans les éditions précédentes ». C’est à cette édition que nous nous sommes référé.
Éditions collationnées : 1674, 1682.