Molière
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Molière et Pézenas

Jean-Baptiste Poquelin est né à Paris. Molière est né à Pézenas.

C’est probablement vers la fin de 1645 que le jeune Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière, rejoint, avec quelques comédiens rescapés du naufrage de " L’Illustre Théâtre ", la troupe de Charles Dufresne pour sillonner les routes du Languedoc. Au cours de ces années d’apprentissage, durant lesquelles il devient directeur de la troupe, il apprend son métier d’acteur et perfectionne son jeu comique en jouant devant les publics les plus divers, qui parfois ne comprennent pas le français de la capitale.

En 1650, les Etats Généraux du Languedoc se tiennent à Pézenas et la troupe est retenue pour divertir ces messieurs des Etats. Puis, trois ans plus tard, Molière devient Comédien des Etats Généraux et de son Altesse Royale le Prince de Conti, un grand seigneur libertin et amateur de théâtre, qui est le troisième personnage du royaume.

Une ère de prospérité s’ouvre pour la troupe, jusqu’à la crise mystique du prince, qui vire à la dévotion sous l’influence de son confesseur, l’abbé Rouquette. C’est la fin de la protection du prince et les comédiens décident de quitter la région.

Ces années en Languedoc auront marqué Molière, et certains de ses personnages sont peut-être inspirés par ses rencontres. On a pu dire que Dom Juan, le "grand seigneur méchant homme" avait pour modèle le Prince de Conti, que Tartuffe avait pris certains des traits de l’abbé Rouquette, ou encore que la Comtesse d’Escarbagnas était issue de l’aristocratie méridionale... On raconte aussi que Molière se rendait volontiers dans la boutique du barbier Gély, juste pour le plaisir d’observer les uns et les autres...

Molière est l’enfant chéri de Pézenas : c’est là qu’au XIXe siècle se rallume la flamme du souvenir à la faveur du grand courant moliériste. C’est là qu’on érige à sa gloire un monument financé par la souscription nationale. C’est là que l’on commémore sa mort et que la Comédie-Française vient lui rendre hommage. Aujourd’hui encore, cette mémoire cultivée par les Piscénois demeure vivace et l’esprit de Molière hante toujours la ville.