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Pastorale comique

Note

La Pastorale comique est représentée à partir du 5 janvier 1667, à la place de Mélicerte, comme troisième entrée du Ballet des Muses [1] , composé par Benserade. Molière ne fait pas imprimer cette esquisse, dont il ne subsiste que les vers chantés, avec la simple indication des scènes récitées, que nous a conservés la 2e édition du livret du Ballet des Muses faite par Robert Ballard, seul imprimeur du Roi pour la musique. Cela est d’autant plus regrettable qu’il aurait été précieux pour nous de connaître précisément les variations comique[2] que Molière se permettait ici sur la pastorale, genre fort goûté à la cour.

Si Mélicerte est une comédie pastorale héroïque, les personnages de la Pastorale comique, dont le ton est résolument burlesque, sont des caricatures de héros. Deux riches pasteurs, Lycas et Philène, aiment la jeune bergère Iris, qui leur préfère Coridon. Ils songent donc à se donner la mort dans leur désespoir d’amour, mais, fort heureusement, ils y renoncent bientôt.

L’intérêt de cet acte mêlé de musique et de danse tient à un détail qui n’a pas été assez remarqué : le rôle de Lycas, d’après les « Noms des acteurs » fourni par le livret Ballard, est tenu par Molière, alors que ceux de Philène, du Berger enjoué et de l’Égyptienne qui intervient à la dernière scène, sont confiés à des chanteurs professionnels [3] . Certes, la partie chantée par Lycas est moins longue que celle de Philène, mais cela indique néanmoins que Molière, à l’occasion, peut être aussi chanteur, en tout cas sur le mode comique.

LE TEXTE

Nous reproduisons le texte du livret Ballard indiqué ci-dessus.
Éditions collationnées : Livret Ballard et 1734.